Journal d'Agar l'hérétique

Le paladin leva son épée à deux mains et frappa vers mon visage, si l'on peut encore appeler cela un visage. Je fus plus rapide et lui envoyai mon bâton dans les côtes, puis l'achevai avec une boule d'énergie pure. L'armure calcinée tomba lourdement par terre, le corps du frêle humain ayant été totalement désintégré. Quel imbécile ! Comment pouvait-il espérer faire le poids face au plus puissant magicien liche de tous les temps, moi, Agar ? Cet abruti avait tout de même détruit une bonne partie de mes serviteurs. Ces oiseaux à ailes de chauve-souris. Une grande réussite : suffisamment intelligents pour exécuter mes ordres, et suffisamment stupides pour ne pas les contester, même quand ils impliquent nécessairement leur mort. Et surtout, pratiquement insensibles à la magie. Ceux-là étaient aisément remplaçables. Mais il avait tué un bon nombre de mes "enfants", mes plus puissantes créations, ces géniales têtes géantes et cyclopéennes, volant au-dessus du commun des mortels, capables d'envoyer tout ce que les mages des ténèbres avaient inventé comme sortilèges destructeurs. Les remplacer prendra du temps, mais le temps n'a plus aucun effet sur mon corps de liche, ni sur mon esprit immortel.

Peu importe le temps que cela me prendra, un jour mon armée de créatures sera prête. Ce jour là, Enroth tremblera. Ces imbéciles ont tort de m'ignorer. L'emplacement même de mon laboratoire leur est inconnu, pire, ne les intéresse pas. Mes seuls visiteurs sont des aventuriers minables en quête d'or. Mais lorsque mes yeux volants seront prêts, et suffisamment nombreux, et lorsque mon chef d'oeuvre sera achevé, alors les Ironfist regretteront d'avoir sous-estimé le grand Agar !

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